Redéfinition de « La richesse des nations ». Le cas de la Suisse en comparaison internationale et intercantonale (estimations statistiques et enjeux socio-économiques)

Pour suivre l’activité économique et sociale d’un pays et le niveau de ses richesses, il faut les mesurer. Le comptage de la richesse des Nations, varie dans le temps, en fonction des modèles (base économique ou sociale) et surtout des sources et indicateurs statistiques disponibles. Au niveau des Etats-nations, la notion de « richesse » est un concept assez flou redéfini en permanence en fonction des idéologies dominantes ou de notions communes officieuses: mesure du progrès (19e), de la croissance (20e) ou encore de la qualité de la vie ou le développement durable pour les travaux plus récents. L’Etat joue un rôle central dans la récolte des statistiques mais aussi de garant des équilibres par le respect des conditions-cadres. L’étude de l’histoire économique de la Suisse, basé sur l’économie libérale et l’organisation fédéraliste décentralisée, est un cas intéressant mais complexe. Les statistiques historiques sont toujours incomplètes et insuffisamment exploitées, permettent toutefois de se faire une idée de l’évolution de la production et de la consommation, avec davantage de lacunes par canton ou communes. L’exploitation des statistiques historiques de la Suisse doit être revalorisée, plus particulièrement au niveau cantonal et régional (entre autre par l’exploitation des données par district), afin de mieux comprendre les spécificités qui expliquent les disparités mais aussi les richesses et les complémentarités des différentes parties de la Suisse. L’histoire économique suisse pourrait tirer parti d’expériences prometteuses au niveau international, par l’exploitation de batteries d’indicateurs plus larges et le recours plus mature aux nouvelles technologies.

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