The «Little French Embassy»: Exploring overlaps between French politics and polar research in Svalbard

At the end of the 1970s, a French expedition draws on the French base located on the South shore of the Kongfsjord in Spitsbergen which was unused since 1969 after it was built under the auspices of the French National Centre for Scientific Research. The rehabilitation of this base, with the support of the French Embassy of Norway and that of other actors, in particular in the oil sector, sheds light on the entanglement between science and society. Rather than considering these fields separately, we show through the case of the French base in Svalbard that the intersection of the interests of various professionals can lead to the maintenance of infrastructures dedicated to science and contribute to a scientific production which wants to be detached from social junctures. The phrase «Little French Embassy» used by some researchers who performed fieldwork in the Kongsfjord area along the 1980s reveals how much French diplomacy has shaped social representations of the French base. What about the legal status of the base and how to deal with the land issue? Can polar research, and more exactly the maintenance of a French presence over time in the Kongsfjord area in the name of science, influence and support land claims? On the reverse side, how French diplomacy can serve scientists interests?

Version française

À la fin des années 1970, une expédition française se réapproprie et s’appuie sur la base française du Spitsberg construite sous l’égide du CNRS sur la rive Sud de la baie du Roi et inutilisée officiellement depuis 1969. La réhabilitation de cette base, avec le soutien de l’Ambassade de France et celui d’autres acteurs, en particulier du secteur pétrolier, éclaire les intrications entre science and société. Plutôt que d’envisager ces domaines séparément, nous montrons à travers le cas de la base française au Svalbard que la rencontre des intérêts de professionnels divers peut conduire au maintien d’infrastructures dédiées à la science et contribuer à une production scientifique qui se veut détachée des conjonctures sociales. L'expression «petite ambassade de France» utilisée par certains chercheurs qui ont effectué des travaux de terrain dans la région de Kongsfjord au cours des années 1980 révèle à quel point la diplomatie française a façonné les représentations sociales de la base française. Qu’en est-il du statut juridique de la base et comment examiner la question foncière ? La recherche polaire, et plus exactement le maintien d’une présence française en baie du roi au fil des ans au nom de la science, peut-elle infléchir et étayer des revendications foncières ? Et inversement, comment la diplomatie française peut-elle servir les intérêts des scientifiques ?

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